Memoire

Cisjordanie : ô rage, ô désespoir, s’écrie l’UE dans son agonie

Ruines hellénistiques de la ville de Samarie, ancienne capitale du royaume d’Israël

Sputnik, le magazine russe, est en train d’écumer, de suer de tous ses pores, pour nous truffer les oreilles avec : « La France et ses partenaires européens travaillent pour définir une position voire une riposte commune en cas d’annexion par Israël des colonies implantations juives de Cisjordanie, Judée et Samarie, a déclaré mercredi 20 mai le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian ».

Faites bien attention : il insiste dans ses prétendues définissions : Colonies – Cisjordanie – Annexion.
Y a-t-il quelqu’un ici capable de connaître l’histoire et d’en éclabousser ces journaleux de l’AFP, de Sputnik et tant d’autres ?
Soyez certains qu’ils connaissent parfaitement l’Histoire. Mais leur dévorante haine du Juif est beaucoup plus préoccupante que leur conscience professionnelle et/ou le supposé bien-être des Palestiniens.
La Cisjordanie est le nom que le monarque jordanien, nouvellement instauré par les Anglais, a assigné à la Judée et Samarie après l’avoir envahie en 1948. Et comme une malédiction, ce titre lui est resté plombé, même après la reprise de ce territoire par ses propriétaires originaux : les Juifs, d’où son nom : la JUDÉE.
Il faut bien suivre la stratégie arabe, et elle nous conduit directement vers celle de l’empereur romain Hadrien… qui a rayé toute trace de la judéité d’Israël en la nommant Palestine et Jérusalem, devenue Al-Qods sous les musulmans, Ælia Capitolina.

En pratique, Ælia tout court était plus employé que le nom officiel et ceci durant plusieurs siècles, jusqu’à la période islamique. En 638, après la conquête musulmane « Umar » conserve ce nom sous la forme « Iliya » (إلياء), mais remplace la référence à Jupiter Capitolina par Bayt al-Maqdis qui signifie littéralement « la Maison du sanctuaire », équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash, désignant dans les deux cas le Temple de Jérusalem, ou le lieu de prosternation lointain (al-Aqsa, الاقصى) mentionné dans le Coran, là où se situait auparavant le Temple juif.
Substitution/modification pure et simple afin de nier aux Juifs leurs droits sur leurs terres ancestrales.
Mais enfin, pourquoi l’Union européenne chercherait-elle à punir Israël si par malheur ou bonheur ce dernier préconise une restitution de ses territoires ancestraux ?

Il existe diverses raisons, dont la plus astringente est la présence déconcertante d’une communauté musulmane en son sein.
Ce que nous voyons à l’heure actuelle ne sont que les remugles, les derniers coups de griffes d’une Europe en agonie.
Actes ultimes pour tenter de se redorer le blason, de parapher une présence qui n’en est plus une, mais aussi une tentative de détourner le focus de ses citoyens au bord de l’insurrection.
Il faut l’avouer, la France ne veut plus du mondialisme et du multiculturalisme qui déteignent sur son identité, sa sécurité et sa prospérité. Il va de même pour l’Italie, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Espagne et l’Irlande.
L’image piteuse d’une Pierrette qui tente de ramasser à la cuillère le contenu de son pot au lait brisé s’interpose à nos yeux.

Comment ces pays s’en prendront-ils à Israël ? Impossible militairement. Imposition de sanctions qui seront ineffectives eu égard à l’intervention et support des USA et de son Président.
Mais aussi, n’oublions pas qu’Israël est un pays capable d’en imposer aux autres, grâce à son génie, à sa vitalité et à ses relations même des plus récentes au sein de certains pays arabes qui en ont soupé avec le sempiternel conflit israélo-palestinien.
Abbas se confrontant à trop de portes fermées, a fait appel à Poutine… Mais le pragmatique Poutine n’a aucun profit à tirer des Palestiniens, contrairement à celui qu’il entrevoit en les chefs d’État israéliens.
De toute manière, Poutine se hasardera à jouer le jeu, mais conservera en termes de feu : ne jamais compromettre l’existence d’Israël.

 

Publié le 21 mai 2020 – par Thérèse Zrihen-Dvir / ripostelaique