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Gaza : Vers une exclusion massive des ONG internationales ?

Sous l’impulsion de nouvelles directives administratives, Israël durcit le ton face aux organisations internationales opérant à Gaza. Accusées pour certaines de complicité avec le terrorisme, plusieurs dizaines d’ONG pourraient se voir interdire l’accès à l’enclave d’ici le 31 décembre.

L’étau se resserre pour l’humanitaire à Gaza. À l’approche de l’échéance du 31 décembre 2025, l’incertitude plane sur le renouvellement des accréditations de nombreuses organisations internationales. Désormais, le processus d’enregistrement ne dépend plus des canaux habituels mais du ministère de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme, marquant un tournant politique majeur dans la gestion de l’aide.

Sécurité nationale contre action humanitaire
Pour les autorités israéliennes, cette rigueur est une nécessité sécuritaire. Des preuves accablantes ont mis en lumière des liens étroits entre certaines structures et des groupes terroristes. Le traumatisme du 7 octobre reste le moteur de cette décision : l’implication de « travailleurs humanitaires » dans les massacres a brisé le lien de confiance. Israël refuse désormais de laisser opérer sur le terrain des entités jugées complaisantes, voire actives, au sein de la nébuleuse terroriste.

Une bataille de communication
Si les ONG alertent sur un risque de « catastrophe humanitaire » et un effondrement des services de base, le gouvernement israélien dénonce une inversion des responsabilités. Alors que le pays mène une guerre de défense depuis deux ans, les autorités fustigent un discours humanitaire qui occulterait systématiquement les attaques du Hamas pour ne présenter Israël que sous les traits du « bourreau ».

Sous la pression croissante du Cogat, l’organisme militaire supervisant les activités civiles, le secteur de l’aide internationale traverse une crise sans précédent.

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