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Accord avec l’Iran imminent : L’accord de la honte

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Alors que les chancelleries occidentales se félicitent déjà d’un dénouement diplomatique imminent avec Téhéran, les coulisses de ce texte révèlent un cynisme absolu. Derrière les sourires de façade et les courbes de croissance promise, le calcul purement marchand l’a emporté sur la dignité humaine et la sécurité internationale.

C’est le retour du réalisme politique dans ce qu’il a de plus glacial. À Vienne et à Genève, les diplomates s’activent pour finaliser ce que beaucoup qualifient déjà en coulisses d’« accord historique » avec la République islamique d’Iran. Un texte qui, sur le papier, coche toutes les cases d’une check-list macroéconomique globale. Pourtant, à y regarder de près, ce traité s’apparente bien plus à une capitulation morale : l’accord de la honte.

Le triomphe des calculettes et des barils

Pour les grandes puissances, le gain est avant tout sonnant et trébuchant. En échange d’un gel – temporaire et difficilement vérifiable – du programme nucléaire iranien, les vannes financières s’apprêtent à s’ouvrir à nouveau.

  • Le retour de l’or noir : Les marchés mondiaux s’en réjouissent déjà, le pétrole iranien va pouvoir de nouveau couler à flots, stabilisant des cours de l’énergie mondiaux sous tension.
  • La réouverture des marchés : Pour les industries exportatrices occidentales et asiatiques, l’Iran représente un réservoir de près de 90 millions de consommateurs. Les contrats d’infrastructures, d’automobile et d’aéronautique sont déjà sur les bureaux des directeurs commerciaux.
  • La sécurité maritime retrouvée : Point névralgique du commerce mondial, le détroit d’Hormuz devrait, selon les termes de l’accord, retrouver une stabilité de façade, garantissant le passage sans encombre des supertankers.

À court terme, tout le monde y gagne. Du moins, tous ceux qui ont une balance commerciale à équilibrer.

L’angle mort du Quai d’Orsay et de la Maison-Blanche : le peuple iranien

Mais à quel prix ce confort économique est-il acheté ? Pour parvenir à signer, les négociateurs ont délibérément choisi de fermer les yeux sur la tragédie qui se joue à l’intérieur des frontières iraniennes.

Sur leur propre terre, les Iraniens et les Iraniennes continuent d’opposer une résistance héroïque à un régime théocratique qui les opprime au quotidien. En signant cet accord et en levant les sanctions, la communauté internationale s’apprête à injecter des milliards de dollars directement dans les caisses des Gardiens de la Révolution. Ce ne sont pas les hôpitaux ou les écoles qui en profiteront, mais l’appareil de répression.

Ceux qui aspirent à vivre librement, à faire tomber le voile de l’obscurantisme et à respirer la démocratie sont les grands oubliés de cette diplomatie du portefeuille. Pour eux, cet accord est une trahison pure et simple de l’Occident, qui troque leurs droits fondamentaux contre des promesses d’exportation.

Israël face au retour de la menace existentielle

L’autre grand sacrifié de ce compromis boiteux se trouve à quelques milliers de kilomètres de Téhéran. À Jérusalem, l’inquiétude a laissé place à une colère froide. Pour Israël, cet accord ne résout rien ; il ne fait que retarder l’échéance tout en légitimant un pouvoir qui n’a jamais caché sa volonté d’effacer l’État hébreu de la carte.

En renflouant les caisses de Téhéran, le monde finance indirectement les “proxys” de la République islamique : le Hezbollah à la frontière nord, les milices en Syrie et en Irak, et les Houthis au Yémen. Les Israéliens se retrouvent à nouveau condamnés à vivre sous une menace existentielle permanente, aggravée par un voisin renforcé financièrement et sanctuarisé diplomatiquement.

Le constat est amer : en voulant acheter une paix temporaire et des contrats juteux, la communauté internationale n’a fait qu’alimenter le feu. Cet “accord de la honte” passera l’histoire pour ce qu’il est : un pacte cynique où le commerce a enterré les droits de l’homme et la sécurité des peuples.

D.H


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