Actualités

L’Occident complice : persécution des chrétiens d’Orient

Partager

Les martyrs de l'ombre : le double calvaire des chrétiens d'Orient

Ce sont les terroristes de Julani qui battent des civils chrétiens avant de les assassiner en Syrie.

Pendant que les regards géopolitiques et médiatiques occidentaux restent quasi exclusivement rivés sur le conflit israélo-palestinien, une tragédie silencieuse se joue à huis clos. Dans plusieurs pays de tradition islamique, les communautés chrétiennes autochtones subissent une persécution systématique. Leur crime ? Exister. Leur drame supplémentaire ? Mourir dans l’indifférence totale d’un monde focalisé ailleurs.

Ils sont les héritiers des premières communautés de l’histoire humaine, installés sur les terres du Levant, de la Mésopotamie ou de la vallée du Nil bien avant que les frontières modernes ne soient dessinées. Copts d’Égypte, Assyriens et Chaldéens d’Irak, chrétiens de Syrie ou du Pakistan… Ces populations représentent un pont mémoriel et culturel inestimable. Pourtant, aujourd’hui, leur survie même est menacée.

De la discrimination administrative quotidienne aux attentats à la bombe dans les églises, en passant par les enlèvements et les lois sur le blasphème détournées, le quotidien de ces millions de croyants s’est transformé en un chemin de croix permanent.

Une tragédie sans coupable "vendeur"

Pourquoi un tel silence autour de ce qui s’apparente, par endroits, à un nettoyage ethnique et religieux ? La réponse tient en une douloureuse réalité médiatique : ce drame ne coche pas les cases idéologiques qui passionnent les chancelleries occidentales et les réseaux sociaux.

Ici, aucun Juif n’est impliqué. L’État d’Israël n’est pas partie prenante. Pour une grande partie des médias internationaux et des organisations militantes, l’absence de Jérusalem dans l’équation semble retirer toute valeur “vendeuse” à l’information.

« Si un événement ne permet pas d’accuser Israël, il n’existe pas dans le débat public international. »

Pendant que l’opinion publique mondiale s’enflamme, alimentée par des campagnes de propagande massives et des accusations souvent construites de toutes pièces contre l’État hébreu, la persécution des chrétiens en terre d’islam est reléguée au dernier plan, voire totalement occultée. L’indignation sélective des nations a créé une hiérarchie de la souffrance où le chrétien d’Orient n’a pas sa place.

La double peine : persécutés et oubliés

Ces communautés subissent ainsi une double souffrance. La première est physique, dictée par l’extrémisme sur le terrain. La seconde est psychologique, infligée par l’abandon des démocraties occidentales, théoriquement protectrices des droits de l’homme et de la liberté de conscience.

Ce silence est une complicité passive. En refusant de médiatiser le sort de ces minorités pour ne pas bousculer certains équilibres diplomatiques ou par crainte de briser des narratifs bien installés, l’Occident abandonne ses propres racines culturelles à l’effacement.

Le constat est terrible, mais implacable : l’attention du monde est une ressource limitée, captée par des agendas politiques précis. Pendant que les chancelleries débattent et que les foules s’indignent sous l’effet de rhétoriques biaisées, des hommes, des femmes et des enfants sont traqués pour leur foi. Pendant que vous lisez ces lignes, des églises se ferment, des familles fuient, et des vies s’éteignent dans l’indifférence la plus absolue.

D.H


Partager