Boycott de l’Eurovision : Derrière les masques, une indignation sélective qui interroge
mai 15, 202606
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Alors que les appels à exclure Israël du concours de l’Eurovision se multiplient, le profil des manifestants et le silence de ces derniers face aux dictatures de la région soulèvent de sérieuses questions sur la sincérité de leur engagement.
L’anonymat comme refuge
Dans les récents rassemblements pro-palestiniens, un phénomène interpelle systématiquement l’observateur : la généralisation du port du masque et du keffieh pour dissimuler les visages. Si la manifestation est un droit démocratique, cet anonymat systématique trahit une certaine forme de lâcheté.
En refusant de militer à visage découvert, ces individus semblent incapables d’assumer publiquement les conséquences de leurs actes et de leurs slogans, se protégeant derrière un écran de tissu tout en s’attaquant à une démocratie.
Le silence assourdissant face aux dictatures
Ce qui frappe davantage, c’est la géométrie variable de cette colère. On ne voit aucune de ces pancartes fleurir devant les ambassades d’Iran, un régime théocratique qui réprime son propre peuple dans le sang et finance l’instabilité régionale.
De même, le silence est total concernant le blocus également mis en place par l’Égypte (peut etre connaissent ils la population “palestinienne” mieux que l’occident).
Alors que les manifestants pointent un seul coupable, ils oublient de mentionner que le gouvernement égyptien verrouille hermétiquement sa frontière avec Gaza, refusant tout accès ou refuge aux populations civiles, ainsi que la moindre aide humanitaire.
Pourquoi cette absence de mobilisation contre Le Caire ou Téhéran ?
Une posture idéologique facile
Il est bien plus aisé de réclamer le boycott d’un concours de chant en Occident que de s’opposer à de véritables tyrannies. Cette indignation sélective démontre que pour beaucoup, le combat n’est pas celui des droits de l’homme en général, mais une fixation ciblée et un antisemitisme décomplexé.
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