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Fauda Saison 5 : Entre épreuve mémorielle et procès en indécence

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La diffusion de la cinquième saison de la série israélienne Fauda suscite une vive polémique au sein du paysage médiatique. En faisant le choix d’intégrer à son intrigue les événements tragiques du 7 octobre 2023, la fiction télévisée se retrouve au cœur d’un débat houleux entre dénonciation de la propagande et salutation de la retenue artistique.

Une œuvre sous le feu des critiques

Pour une partie de la presse, notamment le quotidien Libération, le traitement de ce traumatisme national dans une série d’action franchit une ligne rouge. Les critiques reprochent aux créateurs de céder à la caricature et d’inscrire la fiction dans une démarche s’apparentant à un « tract » sécuritaire, remettant en cause l’objectivité politique de la production et dénonçant un manque de pudeur.

À cette position s’oppose une lecture radicalement différente. Plusieurs observateurs et intellectuels, à l’image de Raphaël Enthoven, mettent au contraire en avant la « remarquable pudeur » de la mise en scène. Selon eux, l’équipe de production a su éviter l’écueil du voyeurisme et du sensationnalisme en refusant l’exposition obscène des violences extrêmes et des corps mutilés.

Face à la tempête, Lior Raz et les auteurs de la série rappellent que l’écriture de ces épisodes a constitué une épreuve psychologique majeure, guidée par la volonté de rendre compte de la gravité du traumatisme sans tomber dans le piège de la surenchère visuelle.

Une indignation à géométrie variable ?

Cette polémique autour d’un soi-disant « manque de pudeur » de la fiction soulève néanmoins une profonde contradiction. On peut légitimement s’étonner de la sévérité affichée par un journal comme Libération, proche de la mouvance de La France Insoumise, à l’égard d’une œuvre dramatique.

Le quotidien et sa ligne éditoriale feraient sans doute mieux de s’interroger sur le véritable manque de pudeur de tous ces acteurs politiques et commentateurs qui apportent un soutien à peine voilé à des organisations terroristes. Alors que les assaillants du 7-Octobre se sont eux-mêmes filmés, glorifiés et vantés d’avoir assassiné des innocents dans une barbarie absolue, cette même presse « bien-pensante » ne s’est pas montrée aussi choquée ni virulente face à la réalité de ces actes. Une indignation sélective qui interroge sur la neutralité et la cohérence morale de ces postures critiques.

D.H


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