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La fausse querelle de Jérusalem : La déclaration de San Remoplus importante que celle de Balfour

Alors que la tension entre juifs et arabes pour le contrôle de la Ville sainte est montée d’un cran depuis quelques jours des spécialistes du proche orient défendent les droits inaliénables du peuple juif sur Jérusalem

C’est le cas de jacques Gauthier, un canadien chrétien , avocat et spécialiste de droit international qui a écrit une thèse de 1300 pages pour tenter de déterminer à l’aide de documents indiscutables les  aspect juridiques du problème de la Palestine.

Selon le chercheur, la résolution de San Remo qui donnait à l’état d’Israël la totalité de la ville sainte est encore valable aujourd’hui.

Les faits

Le texte a été signé le 25 avril 1920, deux ans après la fin de la première guerre mondiale et à la suite de la Conférence de Paris qui avait officiellement mis fin aux hostilités.  Il a  été paraphé par le conseil supérieur des alliés (Etats -unis, Grande-Bretagne, Italie, France).

Par ailleurs un accord avait été signé entre les responsables juifs et arabes juste avant la conférence, accord selon lequel responsables arabes reconnaissaient aux juifs le droit de construire un état en Palestine et les juifs celui des arabes d’en former un sur les ruines de l’empire ottoman.

« Par la déclaration de San Remo qui a force de loi dans le droit internationnal le peuple juif s’est vu confirmer ses droits de reconstituer son état »a expliqué Gauthier lors de la présentation de sa thèse au centre de la communauté juive à Toronto  et d’ajouter « La déclaration de San Remo constitue la pièce angulaire des droits du peuple juif et à ce titre est plus important  que la déclaration Balfour de 1917 ».

Le mythe de la « ligne verte »

La fameuse « ligne verte «  à laquelle se réfèrent les palestiniens n’a aucune valeur juridique »

Jaques Gauthier  étudié le problème de la vieille ville de Jérusalem qui demeure selon lui la « principale pomme de discorde entre israéliens et palestiniens « Israël maintient que l’ensemble de la ville est  partie intégrante de l’état hébreux  quant aux palestiniens ils pensent qu’une partie de la ville ou sa totalité selon si ils appartiennent au Hamas ou au Fatah doit revenir aux palestiniens » écrit-il dans son ouvrage et plus loin «  les palestiniens revendiquent l’ensemble de la vieille ville qui est située à l’est de la fameuse ligne verte.

Or cette ligne verte n’a aucune valeur juridique  c’est simplement l’endroit ou ont cessé en 1949 les combats entre les forces israéliennes et jordaniennes » Dans ce contexte  l’interprétation du conseil de sécurité  qui considère que l’est de Jérusalem était un territoire occupé est erronée :   « les juifs israéliens qui vivent dans n’importe quelle partie de Jérusalem sont dans leurs droits selon la loi des nations ce ne sont ni des occupants ni des colons .Depuis plus de 2000 ans lorsqu’on parle de Jérusalem on a à l’esprit la vielle ville qui se trouve à l’intérieur des fortifications  »écrit-il en se référant à la Déclaration de San Remo.

Impossible de couper la ville en deux

Par ailleurs, Jacques Gauthier pense que ceux qui croient qu’il est possible de résoudre le problème en coupant la ville en deux se bercent d’illusions « Pour les musulmans qu’ils soient palestiniens ou non Jérusalem c’est la vieille ville  et j’ai entendu la même réponse des nombreux juifs que j’ai eu l’occasion de rencontrer au cours de mes recherches et de mes voyages.

 

Il ne faut pas se leurrer les palestiniens n’accepteront une division de la Ville sainte que s’ils peuvent asseoir leur contrôle non seulement sur les symboles du judaïsme mais également du christianisme  »

Nathalie Ouvaroff / alliancefr.com (lien)