Étude

Donner avec amour !

PARACHAT TEROUMA (inspiré du livre Hinoukh Malkhouti)

ויקחו לי תרומה מאת כל איש אשר ידבנו לבו תקחו את תרומתי

« Et ils me donneront une offrande, de la part de quiconque y sera porté par son cœur, ils me donneront mon offrande » (Chémoth 25, 2)

Une question, qui a fait couler beaucoup d’encre se pose ici : est-ce-que Hakadoch Baroukh Hou a-t-il besoin qu’on lui donne une offrande ? Le monde entier Lui appartient, comme il est dit « A moi l’argent, à moi l’or, parole de D.ieu » (Hagaï 2, 8) ?

Le Hatam Sofer répond en disant : « l’homme ne donne dans cette offrande qu’un peu de « son cœur », mais celui qui ne donne pas avec le cœur ne donne rien, car tout appartient à Hakadoch Baroukh Hou !

Le Midrach raconte que Hakadoch Baroukh Hou a montré à Moché Rabbénou une pièce de feu qui se trouvait sous le trône céleste, ce qui peu correspondre, en fait, à l’amour que l’homme a pour D’ieu pour faire sa volonté et ses Mitsvot. C’est la raison pour laquelle « le riche ne devra pas donner plus » car peu importe la somme qui est donnée mais comment elle est donnée ! »

S’il est quelque part « normal » que l’homme donne, mais il devra porter tout son intérêt à savoir comment donner ! Par cela, il nous dévoilera combien il aime la personne à qu’il donne.

La Guémara dans Kidouchin raconte que deux enfants ont donné à leurs pères, et pourtant l’un a reçut un bon salaire et l’autre à mériter pour cela une punition, alors qu’il l’avait nourri des mets les plus agréables. On explique alors qu’ils ont été donnés avec dédain alors que le premier enfant à su redonner de la dignité à son père…

Ainsi, des parents devront prêter attention à savoir comment donner à leurs enfants. Il faut absolument que cela se fasse avec amour, chaleur, bienveillance et surtout avec le cœur.

Un jour un ami proche a vu son fils revenir avec une très mauvaise note de l’école, il lui donna cependant un bonbon ! Lorsque je lui demandais des explications, il me répondit que la mauvaise note de son fils était déjà une punition en soi pour son fils et qui lui était très désagréable qu’il reçoive, en plus, une réprimande de sa part…

La Guémara dans Kétoubot (50a) nous dit : Qui fait de la Tsédaka (bienfaisance) à tout moment ? C’est celui qui nourrit sa femme et ses enfants !

RAV AARON PARTOUCHE /espacetorah (lien)

Comment here