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Coronavirus : le virus de la Haine antisémite

Depuis le début de la pandémie venue de Chine, les actes antisémites sont en forte recrudescence aux Etats-Unis et en Allemagne.

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A New-York, le maire De Blasio a surpris le monde en dénonçant la présence de nombreux juifs orthodoxes lors des funérailles d’un important rabbin, alors qu’il n’a jamais parlé du refus constant, et depuis deux mois, des communautés noires et hispaniques de respecter les mesures de confinement. Il a fini par s’excuser, mais le mal était fait.

Convergence autour de la haine des juifs

Différents groupes convergent dans la fabrication des rumeurs antisémites autour du coronavirus.

Ces groupes sont de farouches ennemis les uns des autres. Il s’agit de l’Iran, de certains groupes d’extrême droite, de l’Autorité palestinienne et de groupes d’extrême gauche.

Une étude publiée ce mercredi 13 mai par le gouvernement israélien révèle comment, dans le sillage du coronavirus, l’extrême droite et l’extrême gauche, aux côtés des responsables iraniens et de l’Autorité Palestinienne, répandent les mêmes calomnies, les mêmes théories complotistes, et les mêmes appels à la violence contre les Juifs et l’État juif.

Le rapport appelle les géants des médias sociaux et les gouvernements à prendre davantage de mesures pour freiner la montée alarmante de ces discours de haine.

Le virus de la haine

Le ministère des Affaires stratégiques du ministre Gilad Erdan a publié son dernier rapport, « Le virus de la haine », sur les formes classiques et nouvelles d’antisémitisme et la délégitimation d’Israël liée au coronavirus.

Le rapport présente une comparaison et expose la similitude troublante entre la diffusion des théories antisémites « classiques » par l’extrême droite néo nazie, celle des responsables iraniens et palestiniens, ainsi que les théories avancées par les militants d’extrême gauche qui propagent un « nouvel » antisémitisme dans leur délégitimation contre l’État d’Israël.
  • L’autorité palestinienne, sunnite, a pour ennemi historique l’Iran chiite, c’est pourquoi le Hezbollah et le Hamas ne se parlent pas et ne coordonnent pas leurs attaques contre Israël, et qu’au Liban, les Palestiniens sont privés de tous droits civiques.
  • Les activistes néo-nazis et blancs suprématistes d’extrême droite haïssent l’Islam et l’extrême gauche.
  • Les fascistes Antifa combattent l’extrême droite.
  • L’extrême gauche se dit tolérante et humaniste.

Tout ce marécage puant se retrouve dans sa haine des juifs

Le motif commun à une grande partie de la rhétorique antisémite de ces groupes ennemis est l’assimilation des Juifs et d’Israël au coronavirus, avec la diffamation selon laquelle les Juifs/ Israël utilise ou propage le virus à des fins politiques ou économiques.

Par exemple, l’extrême gauche et les Palestiniens accusent les soldats de l’armée israélienne d’infecter délibérément les Palestiniens en toussant, ce qui est similaire aux diffamations antisémites des groupuscules néo-nazis et blancs suprématistes selon lesquelles les Juifs propagent le coronavirus, tout comme on accusait les Juifs de propager la peste noire au Moyen-âge.

Les incitations à la haine sont partout, dans la presse et sur les réseaux sociaux

  • RFI et France Inter ont diffusé (1) un trope antisémite fabriqué par des groupes extrémistes antisionistes, pourtant largement démonté un mois plus tôt (4), qui accusait Israël d’avoir détruit des structures construites en Judée Samarie, et destinées à soigner les malades palestiniens du coronavirus.
  • Sur les réseaux sociaux, on peut lire quotidiennement que « les juifs qui sont derrière les attentats du 11 septembre ont fabriqué le coronavirus pour subjuguer le monde, et la meilleure preuve est qu’ils ont très peu de morts en Israël ».
  • Dans Le Monde, Louis Imbert a publié un billet (2) accusant le gouvernement Netanyahou de profiter du coronavirus pour attenter aux libertés publiques et mettre la population en coupe réglée.
  • Sur Radio France, un journaliste (5) accuse Israël d’avoir imposé un « confinement politique » aux Palestiniens. Les mesures de confinement imposées partout dans le monde ne soulèvent aucune remarque, seul Israël est fautif, car son confinement à lui serait d’ordre politique et non sanitaire : c’est la définition même de l’antisémitisme.
  • Alice Froussard, toujours sur Radio France, dans une litanie de reproches contre Israël, « appelle à une réaction de la communauté internationale » contre Israël qui mettrait supposément en danger la santé des Palestiniens, ignorant les importants efforts (3) entrepris par Israël pour assurer notamment la livraison de matériel (kits de test, masques…) à l’Autorité palestinienne.
  • Le Los Angeles Times lui, accuse Netanyahou (6) d’être un dictateur, et qu’il « utilise le coronavirus comme prétexte pour une prise de pouvoir massive » – les mêmes mots que les médias emploient pour parler de Viktor Orban.

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